|
|
|
|
|
L’eau est la source de vie par excellence, vitale pour les plantes et pour les animaux, dont l’homme.
Le corps humain en contient une proportion variable, d’environ 85 à 60 %, selon que l’individu est un nouveau-né,
un enfant, un adulte ou un vieillard.
Le manque d’eau ne peut excéder quelques jours sans entraîner la mort.
|
|
- Pertes quotidiennes
|
|
Les fonctions de notre corps nous font perdre quotidiennement une certaine quantité d’eau,
comprise entre 1700 à 2850 grammes, selon les sources d’information.
Cette eau est éliminée par la transpiration, la respiration, la miction et la défécation.
|
|
- Besoins quotidiens
|
|
Il faut bien évidemment compenser une telle perte. L’eau que nous fournissons à notre corps n’est pas seulement bue.
Elle provient également de végétaux :
fruits et
légumes,
que nous consommons.
Il est important de boire régulièrement sans attendre que notre organisme soit à bout de résistance.
Mais quelle eau choisir et boire ?
|
|
- Les eaux
|
|
Entre l’eau du robinet et celle des bouteilles, divers éléments sont à considérer.
Le goût est celui qui provoque une réaction immédiate. Même si la compagnie qui fournit
l’eau qui coule à votre robinet vous certifie qu’elle est parfaitement conforme à toutes
les normes imaginables, si son goût vous est désagréable, que vous avez l’impression de
plonger la tête dans un flacon de détergent dès que vous ouvrez le robinet, vous n’aurez
guère envie de la boire.
Les bouteilles contiennent de l’eau minérale issue d’une nappe souterraine ou de l’eau de source,
issue d’une source reconnue et mise en bouteille sur place.
Ces eaux sont régulièrement analysées pour vérifier leur teneur en sels minéraux, oligo-éléments et leur pureté.
L’inconvénient des bouteilles d’eau est leur poids lorsque vous faites vos courses, leur encombrement lorsqu’il faut
les ranger et la pollution qu’elles induisent lorsqu’elles sont vides, tout cela sans compter
leur fabrication et leur transport.
|
|
- Choisir son eau
|
|
Les sels minéraux naturels (carbonates et chlorures de calcium, fer, magnésium, potassium, sodium,…) sont certes,
bons à la santé, mais en quantité limitée car ils sont loin d’être inoffensifs. Par ailleurs, ces différents
éléments sont plus facilement assimilables par l’organisme lorsqu’ils proviennent de source animale ou végétale.
Au final, la consommation d’une eau à faible teneur en sels minéraux est préférable. Il est conseillé de vérifier
sur l’étiquette de la bouteille quel est le "taux de résidus à sec à 180°", il doit être le plus bas possible,
tout comme le taux de nitrates.
L’eau contient aussi des résidus de la pollution agricole non bio et industrielle, des phosphates, des nitrates,….
des sels de métaux lourds imputables aux matériaux utilisés par le réseau de distribution : plomb, cuivre,
non sans danger pour la santé.
Et, cerise sur le gâteau, d’autres minéraux utilisés, c’est presque un gag, pour l’assainir : eau de javel,
chlore…, avez-vous toujours soif ? ? ?
Oui, alors, délectez-vous de l’eau idéale : pas trop dure, pas trop douce, bactériologiquement pure,
ne contenant aucun produit chimique, au goût agréable, fraîche, plutôt plate que gazeuse
et pas trop chargée en sels minéraux.
|
|
- Filtrer son eau
|
|
Si cette eau idéale est loin de votre verre, il vous reste la solution de la filtrer. Si un jour, en randonnée,
vous vous trouvez devant une eau pas très engageante, vous avez toujours la solution de lui ajouter de
l’argile,
de remuer et de laisser déposer avant de boire. L’argile absorbera les impuretés.
Au quotidien, les filtres à eau se présentent sous la forme d’un pichet dans lequel une cartouche de filtrage,
une pour 100 litres environ, filtre l’eau, ce qui permet de diminuer le calcaire et de réduire le chlore.
Le même système de filtrage, mais se présentant différemment, peut être adapté directement au robinet.
L’osmose inversée fixe les polluants chimiques : nitrates, métaux lourds, particules, bactéries, champignons…
et corrige l’acidité de l’eau qui devient comme de l’eau de source. Il s’agit d’un investissement beaucoup plus
conséquent et le matériel s’installe dès l’arrivée d’eau.
|
|
- Les usages de l’eau
|
|
Au quotidien, l’eau sert à la consommation alimentaire : boisson,
cuisson
, vaisselle, nettoyage des denrées, à la toilette,
à la lessive, à la santé : bains de bouche, de siège, de pieds, cure thermale, au ménage, pour la chasse d’eau,
à l’arrosage
des plantes du jardin, du balcon ou du chez-soi. Ces utilisations sont si multiples et si gourmandes
qu’il semble évident qu’il faut récupérer le maximum d’eau et éviter d’en utiliser à tort et à travers.
La récupération peut se faire avec une simple bassine dans son évier, et l’eau de chaque rinçage de mains,
de nettoyage de salade,
de fruits,
de vaisselle, de linge, sera distribuée aux plantes. Pensez simplement
à utiliser un savon et un produit à vaisselle biologiques. A une autre échelle, un récipient pour récupérer
l’eau de pluie sous la gouttière est déjà significatif et impressionnant en quantité. Tant d’eau dans une
si petite averse ! Plus encore de passer à la citerne, avec différents degrés de pureté selon que l’eau est
destinée ou non à un usage alimentaire, et aux toilettes sèches, ce qui représente un choix non seulement
matériel mais psychologique et idéologique aussi.
Face à la pollution des nappes phréatiques, à la masse de déchets, entre autre des bouteilles en plastique,
à la raréfaction de l’eau, ces choix aujourd’hui "exotiques, farfelus et autres…" seront peut-être les
obligations de demain, pour le bien-être de tous.
|
|
Recette 2 – Remèdes tirés des eaux
|
|
La vase est un défaut des eaux ; cependant si une rivière vaseuse est remplie
d’anguilles
, cela passe pour l’indice que l’eau
en est salutaire ; comme aussi c’est une marque de fraîcheur lorsqu’il se produit de petits vers dans une source. Avant tout on
condamne les eaux amères et celles qui gonflent l’estomac dès qu’on les absorbe, ce qui arrive à Trézène (ville d’Argolide,
en Grèce). Quant aux eaux nitreuses et saumâtres, ceux qui gagnent la Mer Rouge à travers les déserts les rendent potables en
deux heures en y ajoutant de la
polenta
, et ils mangent ensuite cette polenta même.
Pline l’Ancien, 23-79 après Jésus- Christ, Histoire naturelle
|
|
Recette 1 – Eau de fleur
|
|
Regardez dans le jardin qui vous entoure, l’heureuse complémentarité des fleurs de souci et de bourrache.
Cet orange et ce bleu si lumineux, ce parfum si léger.
Pour une petite tasse, prévoyez 2 décilitres d’eau pure et agréable à boire, que vous faîtes chauffer et à
laquelle vous ajoutez 1 ou 2 fleurs de souci et 15 fleurs de bourrache. Après l’ébullition, vous coupez la
source de chaleur et vous laissez infuser 10 minutes environ. Si vous préférez la saveur sucrée, vous pouvez
ajouter un morceau de
sucre ou un peu de
miel ou un peu de
sirop sucrant. En mélangeant, avant de boire et de
percevoir la subtilité et la douceur de cette eau de fleur, vous imaginez les prochaines symphonies d’eaux de
fleurs que vous allez composer.
© : Bernadette Nozarian
|
|