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La newsletter
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Je vous avais promis une dégustation surprise……
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Nouvelles du site
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Le site a fait sa mue de printemps. Vous pouvez constater l’apparition de nouvelles pages
http://www.mangerbio-eatingorganic.net/mes_activites.html
en particulier des pages destinées aux enfants, avec des histoires à illustrer et des jeux.
J’attends impatiemment vos dessins. Déjà un grand merci à Emilia et Pierre, dont les dessins seront
très prochainement mis en ligne.
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Cansas et les siens
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Depuis le 27 avril, Cansas et les autres équidés de 100 Chevaux sur l’herbe ont une nouvelle amie, Babette,
une douce ânesse si maltraitée qu’elle a un antérieur tout déformé
http://www.100chevaux.org/babette.html
Avant son sauvetage, d’autres chevaux étaient arrivés dans un état pitoyable : Gino, un hanovrien couvert de
plaies, Bran Van de Wininghoeve, un imposant cheval de trait belge et un couple de demi-sang ayant servis à l’attelage
http://www.100chevaux.org/210307marche.html
Là-bas, les chevaux sont aimés et s’aiment, voyez les retrouvailles de Justine et White Bird
http://www.100chevaux.org/retourjustinecli.html
N’oubliez pas de noter sur vos agendas, la fête annuelle du premier dimanche d’août, qui est actuellement en préparation.
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Dégustation surprise
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Commençons la dégustation par l’un de mes gâteaux hongrois préféré, le Kugler, du nom d’un pâtissier qui travailla
avec Emil Gerbaud, celui qui donna son nom à la célèbre pâtisserie (établissement) de Budapest. Dans l’un de ses
premiers poèmes, József Attila, imaginant tout ce qu’il mangerait s’il était riche, se voyait acheter un Kugler à 5 forints.
Toujours au chapitre de la gourmandise, aimez-vous les pâtes de fruits ? A l’abricot, à l’angélique, au cédrat,
à la noix, à la poire… cela vous rappelle quelque chose ? Oui, non, alors relisez Les malheurs de Sophie de la Comtesse
de Ségur !
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Manger aide parfois à se souvenir, à ne pas devenir fou. Certains prisonniers ont gardé leur raison en se chantant
quotidiennement, note par note, des œuvres musicales entières.
"- Que lis-tu ?
- Des choses sur la cuisine bien sûr, des menus. En ce moment où on n’a pas grand-chose à manger, j’ai de la peine à
m’endormir et le soir je repense à toutes les bonnes choses que j’ai mangées dans ma vie : des plats, de toutes les
tailles et de toutes les couleurs, défilent devant mes yeux. Tu sais, j’ai une excellente mémoire pour ces choses-là.
Je peux me souvenir d’une spécialité que j’ai mangée il y a plusieurs dizaines d’années ; je peux dire à quel endroit
c’était et qui était le cuisinier. Je garde en mémoire le goût d’un mets, autant à la première bouchée qu’une fois le
plat fini…"
Lu Wenfu, Vie et passion d’un gastronome chinois
Roman traduit du chinois par Annie Curien et Feng Chen, ed. Ph. Picquier 1996
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Cuisiner, c’est se mouvoir au milieu des odeurs, des couleurs, des saveurs, des goûts, des textures, … et des bruits.
"Mais ça ne fait rien. Ton instinct ne t’a pas trompé. Fie-toi à l’odeur, elle t’en dira long ; dit-elle en continuant à
remuer. Dans les oignons, c’est l’eau qui porte l’odeur, c’est elle qui pique les yeux et qui fait pleurer. Alors on
les fait pleurer pour se débarrasser de l’eau. (…) D’abord les oignons se défendent. Ils gardent leur eau, ils ont
peur de mourir. Ils chantent, ils te crient dessus, ils te mordent et ils dégagent une odeur horrible. Puis le feu
et l’huile font leur travail et les oignons abandonnent la lutte. L’odeur les quitte comme le souffle quitte
un mourant et entre dans les autres ingrédients.
Elle marqua une pause solennelle avant de conclure : l’odeur des oignons, c’est celle de la mort."
L’odeur, Radhika Kha, traduit de l’anglais (Inde) par Dominique Vitalyos, ed. Picquier 2005
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C’était une petite promenade gourmande, entre poésie, littérature et peinture.
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Recette
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Culs d’artichaut en purée
Ayant bien nettoyé & lavé vos culs d’artichaut, faites-les cuire dans une eau blanche, qui est de l’eau, un gros morceau
de beurre pétri avec un peu de farine & du sel; & lorsqu’ils sont cuits, vous les retirez de l’eau blanche pour les mettre
en purée : passez-les après cela dans une étamine, de la même façon qu’on fait les pois ; faites-les mitonner ensuite dans
une casserole, à petit feu, avec du bon beurre frais, sel, poivre, muscade & clous battus : joignez-y un bouquet de persil,
ciboule & thym, avec une feuille de laurier ; étant prêt de servir, pilez en un mortier amandes douces pelées, écorce de
citron confit, biscuits d’amandes amères, jaunes d’oeuf durs, sucre en poudre ce qu’il faut ; mêlez bien le tout ensemble,
avec eau de fleurs d’orange ; puis incorporez cette composition avec votre purée d’artichaut, & l’ayant remise un moment
sur le feu, servez promptement.
Massialot, 1660 -1733
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Prochaine newsletter
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Les trains
A bientôt, Bernadette Nozarian
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