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Newsletter 5

Mai 2007

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La newsletter

Je vous avais promis une dégustation surprise……

Nouvelles du site

Le site a fait sa mue de printemps. Vous pouvez constater l’apparition de nouvelles pages http://www.mangerbio-eatingorganic.net/mes_activites.html en particulier des pages destinées aux enfants, avec des histoires à illustrer et des jeux. J’attends impatiemment vos dessins. Déjà un grand merci à Emilia et Pierre, dont les dessins seront très prochainement mis en ligne.


Cansas et les siens

Depuis le 27 avril, Cansas et les autres équidés de 100 Chevaux sur l’herbe ont une nouvelle amie, Babette, une douce ânesse si maltraitée qu’elle a un antérieur tout déformé http://www.100chevaux.org/babette.html Avant son sauvetage, d’autres chevaux étaient arrivés dans un état pitoyable : Gino, un hanovrien couvert de plaies, Bran Van de Wininghoeve, un imposant cheval de trait belge et un couple de demi-sang ayant servis à l’attelage http://www.100chevaux.org/210307marche.html Là-bas, les chevaux sont aimés et s’aiment, voyez les retrouvailles de Justine et White Bird http://www.100chevaux.org/retourjustinecli.html N’oubliez pas de noter sur vos agendas, la fête annuelle du premier dimanche d’août, qui est actuellement en préparation.

Dégustation surprise

Commençons la dégustation par l’un de mes gâteaux hongrois préféré, le Kugler, du nom d’un pâtissier qui travailla avec Emil Gerbaud, celui qui donna son nom à la célèbre pâtisserie (établissement) de Budapest. Dans l’un de ses premiers poèmes, József Attila, imaginant tout ce qu’il mangerait s’il était riche, se voyait acheter un Kugler à 5 forints.


Toujours au chapitre de la gourmandise, aimez-vous les pâtes de fruits ? A l’abricot, à l’angélique, au cédrat, à la noix, à la poire… cela vous rappelle quelque chose ? Oui, non, alors relisez Les malheurs de Sophie de la Comtesse de Ségur !




Fényes Adolf : La brioche au pavot



Manger aide parfois à se souvenir, à ne pas devenir fou. Certains prisonniers ont gardé leur raison en se chantant quotidiennement, note par note, des œuvres musicales entières.

"- Que lis-tu ?
- Des choses sur la cuisine bien sûr, des menus. En ce moment où on n’a pas grand-chose à manger, j’ai de la peine à m’endormir et le soir je repense à toutes les bonnes choses que j’ai mangées dans ma vie : des plats, de toutes les tailles et de toutes les couleurs, défilent devant mes yeux. Tu sais, j’ai une excellente mémoire pour ces choses-là. Je peux me souvenir d’une spécialité que j’ai mangée il y a plusieurs dizaines d’années ; je peux dire à quel endroit c’était et qui était le cuisinier. Je garde en mémoire le goût d’un mets, autant à la première bouchée qu’une fois le plat fini…"
Lu Wenfu, Vie et passion d’un gastronome chinois
Roman traduit du chinois par Annie Curien et Feng Chen, ed. Ph. Picquier 1996





Szinyei Merse Pál : Pique-nique



Cuisiner, c’est se mouvoir au milieu des odeurs, des couleurs, des saveurs, des goûts, des textures, … et des bruits.

"Mais ça ne fait rien. Ton instinct ne t’a pas trompé. Fie-toi à l’odeur, elle t’en dira long ; dit-elle en continuant à remuer. Dans les oignons, c’est l’eau qui porte l’odeur, c’est elle qui pique les yeux et qui fait pleurer. Alors on les fait pleurer pour se débarrasser de l’eau. (…) D’abord les oignons se défendent. Ils gardent leur eau, ils ont peur de mourir. Ils chantent, ils te crient dessus, ils te mordent et ils dégagent une odeur horrible. Puis le feu et l’huile font leur travail et les oignons abandonnent la lutte. L’odeur les quitte comme le souffle quitte un mourant et entre dans les autres ingrédients. Elle marqua une pause solennelle avant de conclure : l’odeur des oignons, c’est celle de la mort."
L’odeur, Radhika Kha, traduit de l’anglais (Inde) par Dominique Vitalyos, ed. Picquier 2005



Rippl-Rónai József : Mon père et l’oncle Piacsek près d’un verre de rouge

C’était une petite promenade gourmande, entre poésie, littérature et peinture.

Recette

Culs d’artichaut en purée
Ayant bien nettoyé & lavé vos culs d’artichaut, faites-les cuire dans une eau blanche, qui est de l’eau, un gros morceau de beurre pétri avec un peu de farine & du sel; & lorsqu’ils sont cuits, vous les retirez de l’eau blanche pour les mettre en purée : passez-les après cela dans une étamine, de la même façon qu’on fait les pois ; faites-les mitonner ensuite dans une casserole, à petit feu, avec du bon beurre frais, sel, poivre, muscade & clous battus : joignez-y un bouquet de persil, ciboule & thym, avec une feuille de laurier ; étant prêt de servir, pilez en un mortier amandes douces pelées, écorce de citron confit, biscuits d’amandes amères, jaunes d’oeuf durs, sucre en poudre ce qu’il faut ; mêlez bien le tout ensemble, avec eau de fleurs d’orange ; puis incorporez cette composition avec votre purée d’artichaut, & l’ayant remise un moment sur le feu, servez promptement.
Massialot, 1660 -1733

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Les trains
A bientôt, Bernadette Nozarian