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La valorisation des déchets

Rencontre avec La Riposte Verte, association de management environnemental

- Comment vous est venu l'idée de monter La riposte verte ?

Quelques personnes se sont réunies et ont créé l'association Riposte Verte pour diminuer le gaspillage au travail. Nous étions tous employés dans des secteurs différents, et en échangeant sur nos expériences, nous nous sommes rendus compte que des bonnes pratiques étaient mises en place dans son association mais pas dans son entreprise et vice versa.
Nous nous sommes rendus compte que les règles de bonne gestion environnementale sont expliquées aux particuliers (qui les appliquent de plus en plus) mais inégalement relayées par les professionnels. Pourtant, les problématiques sont identiques : économies d’énergie, réduction et tri des déchets, recyclage...
Il est d’autant plus urgent de réagir que le volume à traiter que ce soit pour une entreprise, une collectivité ou une association est important.
Nous avons donc créé l'association Riposte Verte pour développer des outils permettant de généraliser ces bonnes pratiques.

- Pourquoi ce nom ?

L'une des personnes, moi en l'occurrence avait déjà crée un site sur l'environnement, http://riposteverte.free.fr/ , et le nom nous paraissait intéressant à garder. Nous souhaitions faire passer le fait que la nature souhaitait reprendre ses droits et qu'il fallait un peu plus la respecter.

- Depuis quand existez-vous en tant que société ?

Riposte Verte est une association à but nom lucratif créée en février 2006

- Avez-vous un parcours précédent qui vous prédestinait à ce travail ?

Nous avons tous nos parcours propres. Certains travaillent dans la finance d'autre dans le tourisme, certains sont consultants d'autres commerciaux. Pour ce qui est des salariés, j'ai un peu milité avec Greenpeace (à l'époque où j'avais plus de temps).

- Combien êtes-vous ?

L'association a été créée par une dizaine de personne et nous sommes deux à travailler sur l'activité principale actuelle qui est le conseil en management environnemental. Nous sommes en phase de démarrage, nous souhaitons assoir notre développement avec ces prestations pour ensuite grandir et proposer d'autres choses. Par exemple, nous souhaitons développer la mise en relation d’associations oeuvrant pour la protection de l’environnement et de mécènes privés.

- Comment êtes-vous perçus par ceux que vous contactez, ceux qui acceptent vos services comme ceux qui les refusent ?

C'est difficile probablement car l'on propose un service novateur que les professionnels hésitent à utiliser.
Nous proposons de faire un bilan environnemental de fonctionnement (hors industrie). C'est-à-dire que l'on regarde la gestion de consommables et des déchets, les consommations d'eau et d'énergie. C'est important car l'on apporte de nombreuses améliorations dans l'entreprise, nous relevons les points positifs existants et fournissons des solutions pratiques et concrètes pour éliminer les procédures coûteuses et polluantes.
Les PME hésitent à franchir le pas et les plus grosses entreprises souhaitent plutôt se diriger directement vers une certification ISO 14000.

Le fait que nos interventions soient validées par l'Ademe qui les subventionne, cela nous procure de la crédibilité, nous le ressentons en clientèle ou avec des prescripteurs (Ministère, régions, associations). Mais cela prend du temps, nous sommes encore une jeune association.

Par contre, une fois que nous sommes intervenus, nos clients sont toujours séduits. Notre intervention leur a permis de faire un diagnostic de fonctionnement, en même temps, nous avons sensibilisé les salariés et nous avons mis en place des améliorations.

- Est-ce que vous remarquez une prise de conscience chez ceux chez qui vous opérez, en gros comment ça se passe avant et après votre passage

Il est encore tôt pour tirer des conclusions, nous n'avons pas assez de recul.




Entretien réalisé avec Valéry Hergott, Coordinateur de La Riposte Verte

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